« HIPPO-MORPHISME »

On me demande souvent à partir de quel niveau d’équitation où de quel âge on peut avoir son propre cheval… Je dirais que toute personne responsable, dotée de bon sens et de logique est apte à avoir un cheval. Pour cela, il faut sans cesse, à chaque fois que l’on demande quelque chose, se mettre à sa place et se demander s’il est raisonnable de le lui faire faire.

Par exemple, vous viendrait-il à l’idée de courir un 100 mètres à fond au lever du lit (cheval qui sort du box) sans vous échauffer au préalable?

Commenceriez-vous à vous entraîner sur un exercice difficile avec un gros sac sur le dos? Là, je veux dire qu’il est plus logique de commencer à travailler tout exercice à pied sans la charge du cavalier…

Partiriez-vous pour un footing juste après un bon repas, où attendriez-vous au moins 1 heure que la digestion soit finie?

Autre exemple: les appuyés. C’est un des exercices les plus difficiles pour le cheval. Essayez de croiser votre bras droit devant votre bras gauche, tournez la tête à droite…tout va bien. Maintenant, tournez la tête à gauche, ah, c’est plus difficile…Maintenant, mettez-vous une charge sur les épaules et avancez comme ça en équilibre, vous m’en direz des nouvelles.
Entre ce qu’un cheval fait tout seul et ce qu’on lui demande en modifiant son équilibre car on est dessus, il y a un monde…qui s’appelle l’équitation raisonnée.

Autre question qui revient souvent, où doit-on placer le poids du cavalier, lors des différentes figures? Il suffit d’essayer. Prenez un gros sac dans la main droite et effectuez un virage à droite, vous serez déséquilibré, par contre, en effectuant un virage à gauche, c’est bien plus facile…voilà, vous avez la réponse: Pour un virage simple, le poids à l’extérieur aidera le cheval à s’équilibrer dans son tournant. C’est le genre de détails dont on se rend bien compte quand l’on n’a pas l’aide des rênes pour tourner.

En général, quand un cheval ne fait pas ce que l’on demande, c’est dû à trois raisons possibles. Il y a donc trois questions à se poser dans l’ordre suivant:

Le cheval a-t-il mal?
Le cheval connaît-il cet exercice?
Le cheval comprend-il la demande?
Exemple, on demande un pas de côté par une jambe isolée, le cheval ne répond pas.

On vérifie qu’il n’a mal nulle part (si c’est le cas, on soigne ou on appelle le vétérinaire).

On n’est pas sûr qu’il connaît l’exercice, on descend et on vérifie à pied qu’il sait ce qu’est un pas de côté, s’il ne sait pas, on lui apprend s’il le faut. Si on est sûr que le cheval connaît l’exercice, dans ce cas, c’est que la demande est mal formulée et on essaie d’être plus clair.

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